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What Do I Think About When Running 80 Km.

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À quoi est-ce que je pense pendant 80 km de course à pied?

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En septembre j’ai participé à un ultra-trail de 80 km : l'ultra-trail Harricana du Canada. J’ai donc passé un peu plus de 9h à courir dans les sentiers de Charlevoix. 

Quand je raconte ça à mes amis, la question qui revient le plus souvent est :  « à quoi tu penses pendant 80 km de course à pied?! »

Pour vous aider à comprendre, je vais vous décrire ce qu’il se passe dans ma tête par tranches de 10 km.


KM 0-10 - DÉPART-EXCITATION

« Super, depuis le temps que j’attends ça! Je pars dou-ce-ment, je laisse les autres me doubler, je suis le rythme que je me suis fixé et tout va bien aller. »

« La vraie course commence à partir du cinquantième kilomètre, ça ne sert à rien de pousser maintenant! »


KM 10-20 - PREMIER POINT DE RAVITAILLEMENT

« Déjà? Mon dieu ça passe vite, avec l'adrénaline, cette première heure de course à pied est passée toute seule! Je vais un peu plus vite que prévu, mais c’est grisant de dépasser des coureurs et comme dirait la compagnie créole : “c’est bon pour le moral” ». 

Je remplis ma réserve d’eau, je mange des chips et repars tout de suite.


KM 20-30 - LUNE DE MIEL

« La vie est belle! Déjà une vingtaine de km dans les pattes et je les sens à peine! Toutes ces heures passées à courir sur le mont Royal portent maintenant leurs fruits. » 

Je rencontre des ultra-athlètes qui me racontent leurs courses préférées, leurs entraînements, leurs conseils nutrition. Nicolas, avec qui je cours depuis le km 5, m’a dit une phrase qui m’est restée en tête : « 2 choses importantes lors d’un ultra-trail : partir tout doucement et tout de suite après le départ, ralentir ». 

Les rares moments où je ne discute pas, je m’imagine des scénarios de courses où je suis devant les meilleurs coureurs du monde et où rien ne peut m’arriver! 


KM 30-40 - « ON EST BIEN DANS LES BOIS »

« Bon, on ne va pas se mentir, je commence à les sentir, là, les kilomètres. Des entraînements de course à pied de 15 à 25 kilomètres, j’en fais régulièrement, mais là, passé les 3 heures d’effort et les 30 km, ça devient moins confortable. »

Je sais pourquoi : c’est le moment où le corps commence à épuiser sa réserve d’énergie la plus facilement accessible : le glycogène (sucre) et doit commencer à puiser dans les lipides (graisses) pour continuer d’avancer. C’est ce phénomène qui est à l’origine de ce qu’on appelle le « mur du marathon » ou le sentiment de vide que peuvent connaître les coureurs vers le 30e km. 

Course à pied dans les bois.

Malgré ça, je me sens toujours très bien, les sentiers sont magnifiques et j’ai des points de vue sur le parc national des Hautes-Gorges qui sont à couper le souffle. Je maintiens mon rythme conservateur pour m’assurer de finir la course et je continue de doubler des coureurs, ça fait du bien!


KM 40-50 - « ISH, JUSTE LA MOITIÉ! »

« Yeah, je viens de courir un marathon ! 42 km de fait... Il en reste 38, soit encore presque un marathon et plus de 1 000 m de dénivelé positif à gravir. »

Ça fait plusieurs km que je sens mes jambes plus lourdes, que de passer au-dessus de certaines racines est devenu difficile. Bref, physiquement mon corps ressent bel et bien la fatigue. En plus, je viens de m’étouffer avec des bretzels ce qui m’a fait boire toute mon eau et le prochain point de ravitaillement est dans 7 km soit environ 45 min… Pas idéal comme situation!


KM 50-60 : « OKAY J’ARRÊTE, POURQUOI JE SUIS LÀ DÉJÀ? »

Pour la première fois, je suis obligé de marcher pendant quelques minutes. Je suis à peine au km 60 et je me demande parfois si je vais être capable de mettre mon pied droit devant mon pied gauche une fois de plus. 

Plusieurs fois je me demande ce que je fais là, pourquoi je m'inflige ça. Je me sens par moment incapable de faire encore 20 km. 

Je me dis que l’objectif est d’aller au prochain point de ravitaillement, je pense à la soupe qui va m’être servie, au café, ça me réchauffe et me motive. 

Quand cet objectif semble inatteignable, je pense au panneau du prochain km et me dit qu’à ce moment-là je mangerai une barre énergétique. Et quand même ça semble trop dur, je pense à respirer et à mettre le pied devant l’autre. 

C’est aussi le moment où psychologiquement, la fatigue se fait sentir. Je passe au travers de sautes d'humeur radicales : pendant 5 minutes je me sens en pleine forme, tout va bien et les 5 minutes d’après, j’ai les larmes qui me montent aux yeux et me sens extrêmement faible.


KM 60-70 : « ÇA FAIT TROP MAL »

Les petites douleurs sont devenues très intenses. Des débuts de crampes se font sentir d’un peu partout, les kilomètres semblent interminables. En plus, c’est cette section de la course qui a le plus de montées. 

Je prends le temps de m'arrêter 10 min au point de ravitaillement, de bien manger, bien boire, me reposer un peu, discuter avec les bénévoles et je repars en marchant avec une boisson sucrée dans mon verre réutilisable. 

Pour ces 10 kilomètres je me répète : « respire, avance, respire, avance, respire, avance ». 

Je ne pense à rien. De temps en temps, je prends le temps d'écouter les douleurs devenues constantes et me demande si c'est inquiétant et si je devrais arrêter. Je me demande si quelque chose va déchirer, si mon corps va lâcher d’une façon ou d’une autre. Je marche 2 minutes puis quand je me sens à peu près bien, je reprends un rythme de course très lent.


KM 70-80 : RENDU LÀ, ON DONNE TOUT

La barre des 70 km passée je me souviens m’être dit que « rendu-là, l’abandon n’est plus une option. Peu importe ce qu’il se passe, je trouverai une façon de finir la course. » 

Cette vision positive me transcende!

Je me mets à accélérer en me disant que peu importe ce qui arrive, je finirai. Si une grosse douleur survient, je finirai, même si je dois finir en marchant sur les mains. 

Je suis surpris de voir l’énergie que je suis capable d’aller chercher, j’avance vite, plus vite que je n’ai jamais couru aujourd’hui. Je double plusieurs coureurs qui marchent, qui sont assis ou allongés sur le côté du chemin. 

« Je vais finir la course, c’est maintenant certain! » Je suis euphorique et ne peux m'empêcher de sourire. 

Ça y est, je vois la ligne d’arrivée, mes proches. « Je l’ai fait! »

Ce sentiment d’accomplissement est inexplicable. L’impression de pouvoir faire plus, de pouvoir réaliser n’importe quoi en s’entrainant fort et en persévérant. Aujourd’hui j’ai couru 80 km, mais ce n’est qu'un chiffre. Pour moi, c’est surtout la preuve concrète que je suis capable d’accomplir des choses qui me semblaient impossibles. 

Et bonne nouvelle, c’est que je ne suis pas le seul! Ce que j’ai vécu cette journée-là, d’autres peuvent le vivre aussi. Tout le monde peut vivre une histoire similaire, à différentes échelles. 

Préparation psychologique course à pied.

C’est bon de se dépasser! Après un effort intense comme celui que je viens de vous raconter, je m’assure de mettre toutes les chances de mon côté pour optimiser ma récupération : un bon repas, une bonne hydratation et surtout beaucoup de sommeil!

Dans un autre article, je parle de mes conseils pour accélérer la récupération entre deux activités intenses.

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